LICETI (Fortunio)
De lucernis antiquorum reconditis. Libb. sex, in quibus earum recens inventarum adhuc ardentium observationes multae primum afferuntur : aliorum, opinions omnes de ipsarum attributis dein expenduntur (…)
L’exemplaire de Lavoisier ?
Rare ouvrage concernant les lampes sépulcrales de l'Antiquité, il est illustré de 125 gravures dans le texte.
700 €
De lucernis antiquorum reconditis. Libb. sex, in quibus earum recens inventarum adhuc ardentium observationes multae primum afferuntur : aliorum, opinions omnes de ipsarum attributis dein expenduntur (…)
Utini (Udine), ex typographia Nicolai Schiratti, 1653. Un volume in-folio (23 x 34 cm.) de : (10ff.) – 1280 colonnes – (14ff.) ; veau fauve de l’époque, triple filet doré sur les plats, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure restaurée ; morceau de papier collé au niveau de la charnière intérieure du premier contreplat).
Note manuscrite ancienne sur le premier feuillet blanc : « exemplaire sorti de la belle bibliothèque de Lavoisier, exécuté le 8 mai 1794 par jugement révolutionnaire ; le tribunal ne voulut même pas accorder un sursis de quelques jours au chimiste qui travaillait à terminer des découvertes utiles à l’humanité. On lui répondit que la République n’avait plus besoin de savants !). Trace d’ex-libris décollé sur le premier contreplat et numéro de bibliothèque manuscrit (Yy.36.).
Fortunio Liceti (en latin Fortunius Licetus) (né le 3 octobre 1577 à Rapallo, dans la république de Gênes et mort le 16 juin 1657 à Padoue) est un philosophe, médecin, universitaire et savant italien du XVII° siècle . Dans son ouvrage De lucernis antiquorum reconditis, il traite des « lampes sépulcrales » ou lampe éternelle que l'on trouverait toujours allumées dans des tombes datant de l'Antiquité, à mèche inextinguible et dont la fumée retombe en huile, les rendant perpétuelles, mais qui s'éteignent définitivement à l'ouverture du tombeau.
Ouvrage très rare concernant les lampes sépulcrales ; il est illustré d’une vignette sur le titre et de 125 gravures dans le texte, dont deux dépliantes, gravées par Giovanni Georgi (graveur italien actif entre 1625 et 1670). Les deux figures du priape sont bien présentes, la gravure des colonnes 1153-1154 est collée en surcharge de celle imprimée à l’origine.