OCKLEY (Simon)
Histoire des sarrasins, contenant leurs premières conquêtes, & ce qu’ils ont fait de plus remarquable sous les onze premiers khalifes ou successeurs de Mahomet. Traduit de l’anglais [par Auguste-François Jault] de Simon Ockley, professeur en langue arabe dans l’université de Cambridge.
L’Histoire des sarrasins, l’exemplaire du chancelier d’Aguesseau
Provenance de la bibliothèque du chancelier d'Aguesseau, avec pièces d'armes dorées sur les dos et coquilles Saint-Jacques dans les angles. Reliure en veau fauve moucheté de l'époque, tranches rouges.
500 €
Histoire des sarrasins, contenant leurs premières conquêtes, & ce qu’ils ont fait de plus remarquable sous les onze premiers khalifes ou successeurs de Mahomet.
Traduit de l’anglais [par Auguste-François Jault] de Simon Ockley, professeur en langue arabe dans l’université de Cambridge.
A Paris, chez Nyon fils, quay des Augustins, près le pont Saint-Michel, à l’Occasion, 1748.
Deux volumes in-12 (10 x 17 cm.) de : (2ff.) – CVIII – 505(1) pp. + XXXVI – 484 pp. – (1f.) ; veau fauve moucheté, coquilles Saint-Jacques dorées dans les angles, dos à nerfs ornés, pièces d’armes dorées du chancelier d’Aguesseau, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges (reliure de l’époque).
Accrocs avec pertes de cuir, notamment sur les coiffes & les coins ; tache d’humidité sur les plats.
Appartenance : Henri-François d’Aguesseau (pièces d’armes dorées sur les dos)
Fils d’Henri d’Aguesseau, intendant du Languedoc, apparenté par sa mère à Omer Talon et par sa femme aux Lefèvre d’Ormesson, il devient avocat général au parlement de Paris (1690), procureur général (1700), puis chancelier et garde des Sceaux (1717). D’Aguesseau a longtemps incarné les principes du allicanisme Après avoir interdit l’entrée en France du bref pontifical condamnant le Père Quesnel (1708), il s’emploie à rendre inapplicable la bulle Unigenitus, dont il demande cependant l’enregistrement (1720). Cette riche personnalité n’est pas exempte de contradictions. Ainsi, il s’oppose au système de Law et publie en 1719 un Mémoire sur la Compagnie des Indes, dans lequel il dénonce la spéculation comme sapant les fondements de la société, par nature établie sur les privilèges de la naissance. Mais c’est aussi un rationaliste, disciple de Malebranche, et un humaniste, qui signe en 1746 l’autorisation de parution de l’Encyclopédie. Par son œuvre de juriste (ses Grandes Ordonnances, sur les donations [1731], les testaments [1735], les substitutions [1747], et ses nombreux projets destinés à unifier et clarifier la législation et à substituer le droit écrit à la coutume), il apparaît comme un précurseur du Code civil. Il révèle à plusieurs reprises son indépendance d’esprit, et est privé des sceaux (1718-1720 ; 1722-1737) pour s’être opposé à Law puis à Guillaume Dubois.
Bon exemplaire, de la bibliothèque du chancelier d’Aguesseau, qui devint après la mort de l’abbé Fleury en 1743, l’un des plus importants personnages de l’Etat.