BOURDONNÉ (Charles de)

Le courtisan désabusé, ou pensée d’un gentil-homme qui a passé la plus grande partie de sa vie dans la cour & dans le guerre.

Rarissime édition originale de 1658 aux armes du marquis de Caumartin, protecteur de Voltaire qui commença La Henriade dans sa bibliothèque.

Voir la description détaillée ↓

Vendu

Le courtisan désabusé, ou pensée d’un gentil-homme qui a passé la plus grande partie de sa vie dans la cour & dans le guerre.

A Paris, de l’Imprimerie d’Antoine Vitré. Chez Pierre Le Petit, Imprimeur & Libraire ordinaire du Roy, rüe S. Jacques, à la Croix d’Or, 1658.

Un volume in-8 (11,5 x 18cm.) de (11ff.) – 440 pages ; veau fauve moucheté, double filet doré encadrant les plats et armes frappées or au centre, dos à nerfs richement décoré, tranches mouchetées (reliure de l’époque).

Complet.

Charnières fendillées ; épidermures et accrocs, notamment sur les coins et les coupes ; coiffe supérieure absente.

Provenance :

  • Le Fèvre de Caumartin, marquis de Saint-Ange (armoiries dorées au centre des plats & ex-libris héraldique collé sur le premier contreplat).

Louis-Urbain Le Fèvre de Caumartin (1653-1720), dit « le Grand Caumartin », marquis de Saint-Ange, comte de Moret. Élevé par les soins du célèbre Fléchier, il fut nommé conseiller au Parlement en 1674, maître des requêtes en 1682, intendant des finances en 1690 et conseiller d’État en 1697. Il mourut le 2 décembre 1720, après s’être acquis dans l’administration de la justice et des finances une haute réputation de savoir et d’intégrité ; la bibliothèque du château contenait alors 3.362 titres. On lui doit la conservation des Mémoires du cardinal de Retz et ceux de Guy Joly.

Il était l’un des protecteurs de Voltaire ; ce fut dans le château de Saint-Ange, où il avait rassemblé une riche bibliothèque et dont il avait transformé presque toutes les salles en une sorte de musée qui lui rendait toujours présents les souvenirs historiques dont sa mémoire était remplie, que Voltaire commença La Henriade.

  • Hanotaux (G.) (ex-libris manuscrit au verso de la première contregarde et une longue note manuscrite concernant l’auteur, sur un morceau de papier volant).

Bon exemplaire de la rarissime édition originale de cet ouvrage, maintes fois imprimé tout au long des XVII° et XVIII° siècles.