[RECUEIL DE MÉDECINE]
[RECUEIL DE MÉDECINE]
« La première pharmacopée compilée par un américain » (Cowen)
Rarissime édition originale de la première pharmacopée écrite par un américain, louée par Thomas Jefferson en 1803, réunie avec le Manuel du chirurgien de Percy.
1 200 €
Ensemble de trois ouvrages reliés en volume in-12 (10 x 17 cm.) de : XVI – 272 pp. + (2ff.) – IV – 210 pp. + 46 pp. – (1f.) ; demi-basane marbrée de l’époque, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (une charnière fendue ; perte de cuir sur le dos).
Notes manuscrites de l’époque sur la contregarde : « Questions faites pour le juris médical, séant à la préfecture d’Eure et Loir, à Mr. Petit, chirurgien à Châteaudun, et soutenu par écrit le 3 septembre 1808 (…) ».
1] PERCY (Pierre-François)
Manuel du chirurgien-d ’armée, ou instruction de chirurgie-militaire sur le traitement des plaies, & spécialement celles d’armes à feu ; avec la méthode d’extraire de ces plaies les corps étrangers, & la description d’un nouvel instrument propre à cet usage (…) Ouvrage qui a remporté le prix au concours de l’Académie Royale de Chirurgie à Paris.
A Paris, chez Méquignon l’aîné, Libraire, rue des Cordeliers, près les Écoles de Chirurgie, 1792.
Édition originale de ce traité de chirurgie militaire, exposant la méthode de l’auteur pour extraire des plaies les balles et autres corps étrangers grâce à un instrument de son invention, le tribulcon ou tire-balle de Percy, qui est représenté dans l’ouvrage sur une grande planche dépliante. Premier chirurgien à réussir la résection de la tête de l’humérus, Pierre-François Percy (1754-1825) inventa le tire-balle, le fil de suture métallique et le carquois chirurgical. Rejetant le principe de l’amputation systématique, il sera avec Larrey l’un des grands chirurgiens du Premier Empire.
2] TAZEWELL (William)
Vade-mecum medicum in duas partes divisum, quarum prior, nosologiam cullinaeam, posterior, compendium materiae medicae et pharmacopoeiae, exhibit ; quibus subungitur systema formularum recentissimarum, ad normam chymiae recentia ordinatum. Auctore Guilielmo Tazewell, virginiense.
Lutetiaen parisiorum, apud A.J. Dugour et Durand, via Serpente dicta. Philadelphiae, apud Carey, Et Edinburgi, apud Alex. Guthrie, 1798.
Le nombre d’ouvrages néo-latins dont l’auteur a reçu une lettre de remerciements d’un président américain ne devrait pas être trop élevé. Celui-ci en fait partie. Le 23 janvier 1803, Thomas Jefferson écrivait à son compatriote virginien William Tazewell pour le remercier de lui avoir fourni un exemplaire du Vade-mecum medicum, louant la concision de son aperçu des points véritablement pertinents en médecine.
L’ouvrage est précédé d’une dédicace aux collègues de l’auteur de ses années d’étudiant à Paris sous la forme d’un ellogium élaboré et d’une préface dans laquelle, entre autres, la décision de publier le livre en latin au lieu du français est défendue et le déclin du latin comme langue commune de la science est déploré.
Le corps du livre se divise en deux parties. Dans la première, intitulée Nosologia (pp. 1–70), toutes les maladies sont divisées en classes, ordines, genres et espèces selon le Synopsis nosologiae medicae (1785) du médecin écossais William Cullen, et chaque maladie est brièvement définie en termes de symptômes (par exemple, chlorose 30 : dyspepsie, vel rei non esculentae desiderium ; pâleur cutanée vel decoloratio ; venae minus plenae, corporis tumor mollis ; asthénie ; palpitatio ; menstruorum retentiono ). La deuxième partie, la Pharmacopée (pp. 71–200), commence par deux listes alphabétiques de médicaments végétaux simples, dont les désignations médicales et les noms botaniques (ou zoologiques) sont donnés sur deux colonnes, et de médicaments chimiques, dont les noms français et anglais sont également donnés (pp. 73–106). Viennent ensuite les médicaments composés et leurs formules (pp. 107–149). Une Tabula posologica (pp. 152–163) renseigne sur la posologie de chaque médicament. Dans une dernière sous-section, les médicaments (toujours avec formules) sont classés selon leurs effets (pp. 165–200). L’ouvrage se conclut par un Contentorum index etimologicus, une table des matières dont les « étymologies » ne sont pas, pour la plupart, des étymologies au sens moderne du terme, mais de simples explications de sens.
Malgré son latin parfois bancal, ce livret pratique et bien organisé, entièrement composé de listes, justifie les éloges de Jefferson. Il a probablement fait ses preuves comme manuel pour les étudiants et comme ouvrage de référence pour les praticiens. Une réimpression de Leyde datant de 1800 témoigne de son succès.
Rarissime édition originale de la première pharmacopée écrite par un américain.
3] [MÉDECINE MÉDIÉVALE]
L’école de Salerne, ou préceptes généraux pour conserver sa santé. Nouvelle édition. Traduite & paraphrasée en vers François.
A Paris, chez de Poilly, Quai de Conti, 1736.