PITHOU (François) & PITHOU (Pierre)
Codex canonum vetus ecclesiae romanae a Francisco Pithoeo ad veteres manuscriptos codices restitutus, et notis illustratus (...)
Nouvelle édition du code des canons de l’Église romaine de François Pithou. Un volume in-folio aux armes de Jean-François-Paul Le Fèvre de Caumartin.
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Codex canonum vetus ecclesiae romanae a Francisco Pithoeo ad veteres manuscriptos codices restitutus, et notis illustratus.Accedunt Petri Pithoei miscellanea ecclesiastica ; Abbonis Floriacensis apologeticus et epistolae ; et formulae antiquae alsaticae. Ex bibliotheca illustrissimi D.D. Claudi Le Peletier Regni administri (…)
Parisiis, e Typographia Regia, Sebastiano Marbre-Cramoisy, 1687. Un volume in-folio (26,5 x 37,7 cm.) de : (8ff.) – 448 pp. – (3ff.) ; veau fauve de l'époque, grandes armoiries au centre, dos à nerfs richement orné de pièces d’armes, roulette dorée sur les tranches, tranches rouges (reliure usagée : coiffes absentes, charnières fendues, coins émoussés, taches & accrocs sur les plats, ors de la crosse en partie effacés sur les armes du premier plat ; trace de mouillure, parfois importante sur plusieurs feuillets).
Nouvelle édition du code des canons de l’Église romaine, de François Pithou (1543-1621), augmentée d’un recueil ecclésiastique par Pierre Pithou (1539-1596).
Le Codex Canonum de l’Église romaine est un catalogue des règles canoniques issues de tous les conciles et de tous les décrets des papes. La première partie est dédié aux conciles, du concile de Nicée au concile d'Afrique, avec 12 conciles successifs ; la seconde partie aux papes, du pape Syricius à Grégoire II ; viennent ensuite deux parties consacrées au théologien chrétien de la province d’Afrique Ferrand de Carthage (mort en 546 ou 547), et de Nicéphore 1er le confesseur, qui fut patriarche de Constantinople du 12 avril 806 au 13 mars 815.
Le recueil ecclésiastique par Pierre Pithou est divisé en deux parties : la première, concerne le moine bénédictin réformateur, Saint Abbon de Fleury (vers 940 – 1004), reconnu comme l’un des grands théologiens du Haut Moyen Age ; devenu abbé de l'abbaye de Fleury en 988, il défend avec ardeur son monastère contre Arnoul, évêque d'Orléans et proche des capétiens. Il passe alors pour le champion de la liberté monastique face aux prétentions des évêques et reçoit dans son combat l'appui du pouvoir pontifical. La seconde partie traite des anciennes lettres et formules alsaciennes [la « formule » est un modèle de lettre de la fin de l’époque mérovingienne et carolingienne, évoquant différentes éventualités de la vie publique ou privé], elles se rapportent au royaume d’Austrasie et de Marculsi au royaume de Bourgogne.
Appartenance : Caumartin (Jean-François-Paul Le Fèvre de) (armoiries et pièces d’armes sur les plats et le dos ; fer de reliure du demi-frère Louis-Urbain, modifié par l'ajout d'une mitre et d'une crosse).
Jean-François-Paul Le Fèvre de Caumartin (1668-1733), est un évêque catholique français. D’abord chevalier de Malte, pourvu ensuite, sur la demande du cardinal de Retz, son parrain, de l’abbaye de Buzay (Loire-Atlantique). Il fut docteur de Sorbonne et doyen de la cathédrale de Tours. Il fut reçu en 1694 l’un des quarante de l’Académie française. C’est lui qui fut chargé de la réponse au discours de réception de l’évêque de Noyon, M. de Clermont-Tonnerre, qui avait une si haute idée de son propre mérite et de sa naissance : le discours de Caumartin, modèle de persiflage déguisé sous une louange exagérée, déplut à Louis XIV. Puis il fut nommé membre honoraire de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Ce fut le Régent qui le nomma successivement à l’évêché de Vannes en 1717, et au siège épiscopal de Blois en 1719.
Bon exemplaire, de cette belle impression de l’Imprimerie Royale, aux armes de Jean-François-Paul Le Fèvre de Caumartin ; elle est illustrée de magnifiques marques typographiques gravées. Cet ouvrage est recherché en raison des parties concernant Saint Abbon de Fleury et des anciennes formules alsaciennes, imprimées dans ce recueil pour la première fois.